L’association “Sanâbil” est soupçonnée d’avoir joué un rôle clé dans les réseaux islamistes et terroristes français

Jihad en prison Sanâbil : l’Etat coupe une courroie de transmission
Sous couvert de «soutenir les détenus musulmans», l’association est soupçonnée d’avoir joué un rôle clé dans les réseaux islamistes et terroristes français, selon une note des renseignements que «Libération» a pu consulter. Sa dissolution doit être prononcée ce mercredi.
Dans le collimateur des autorités quasiment depuis sa création en 2010, l’association Fraternité musulmane Sanâbil est jusqu’à présent toujours passée entre les gouttes. Simple association d’aide aux détenus ou cheval de Troie d’obédience jihadiste au sein des prisons ? Les visées de Sanâbil occupent en tout cas de longue date les services de renseignement. Ce mercredi, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve présentera en Conseil des ministres un décret de dissolution de l’association. S’appuyant sur des dispositions permises par l’état d’urgence, la Place Beauvau souhaite entraver l’action de Sanâbil, considérée comme «prosélyte» et «radicale».
L’aventure de Sanâbil commence en novembre 2007. Sur le forum pro-jihadiste Ansar al-Haqq, le futur président du collectif, Antho Bolamba-Digbo, 38 ans, émettait l’idée d’effectuer une collecte d’argent pour les prisonniers islamistes et leurs familles. Figure du salafisme français, le colosse d’origine zaïroise, naturalisé en 2002, est déjà identifié par les services spécialisés. Depuis, la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP) ne le lâchera plus d’une semelle, comme l’atteste une note confidentielle datée du 18 octobre, que Libération a pu consulter. Le document, synthétisant sept ans de travail, met en lumière un pan de l’histoire du jihad contemporain, à l’intérieur des murs des maisons d’arrêt.

Lire l’article complet sur Libération

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370 1 Nov 23, 2016

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