Éric Verhaeghe – Et pendant ce temps, la gauche prend l’eau

Pendant que la droite se forgeait un projet et une vision autour d’une cortication claire, la gauche a vécu un week-end d’effondrement profond, dans des proportions qui laissent songeur, et même qui inquiètent.
Dans un premier temps, les militants communistes ont majoritairement voté pour un soutien à Jean-Luc Mélenchon, là où les cadres du parti, soucieux de ne pas affronter le Parti socialiste à l’horizon des législatives, avaient refusé de suivre l’insoumis. Pour le Parti socialiste, ce premier coup de canif constitue un premier inconvénient, et de taille. Mélenchon pourrait très bien être le premier candidat de gauche à l’issue du premier tour. Rien n’exclut d’ailleurs qu’il soit au second tour.
Dans la foulée, le Parti socialiste a commencé à se fracturer. Le coup d’envoi de la bagarre est venu de Claude Bartolone, le maire amer de Pré-Saint-Gervais, vexé des propos méprisants tenus sur lui par François Hollande dans le livre de Davet et Lhomme.
Barto a proposé que Valls se présente à la primaire en même temps que François Hollande.
Il ne croyait pas si bien dire ! Valls a annoncé ce dimanche qu’il déjeunerait lundi avec François Hollande et qu’il prendrait ses responsabilités. Hollande finira bien seul ! En tout cas, l’affrontement commence entre les deux hommes, et avec un peu de chance, Hollande finira son mandat sans Premier ministre !
On se demande en effet qui acceptera une succession aussi sordide. Il n’y a, dans cette affaire, que des dettes à solder et des coups à prendre. Soit Hollande choisit un fidèle de transition pour y aller (il pourrait même pousser la provocation jusqu’à choisir Ségolène Royal !). Soit il sacrifie un ou une jeune : Vallaud-Belkacem ? Fekl ?

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404 3 Nov 28, 2016

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