Espionnage en plein ciel: Air France dans le viseur des services secrets US et UK

Les révélations Snowden nous dévoilent cette fois un espionnage à haute altitude: la NSA et son équivalent britannique s’avèrent être capables d’intercepter les données des communications des passagers de la majorité des grandes compagnies aériennes, et Air France ne fait pas exception.
Savez-vous quel est le point commun entre le président pakistanais, un trafiquant de cigares ou d’armes, une cible du contre-terrorisme ou un membre de réseau de prolifération nucléaire ? La réponse est dans les documents extraits par l’ancien employé de l’Agence nationale de la sécurité (NSA) Edward Snowden : « ils utilisent tous leur téléphone portable lorsqu’ils sont dans un avion ». En coopération avec The Intercept, Le Monde est parvenu à découvrir que la plupart des compagnies aériennes avaient été espionnées par la NSA et par son équivalent britannique, le Government Communications Headquarters (GCHQ).
Dans le document classé top secret de l’une des directions de la NSA, SIDtoday, une nouvelle branche d’espionnage voit le jour : l’interception des données de communications, y compris les codes secrets, à bord des avions.
Le nombre de personnes utilisant leur portable en vol augmente : en 2008, il y en avait 50 000 tandis que vers la fin de l’année 2009 ce chiffre avait déjà doublé. Ce qui a rendu relativement facile la tâche du GCHQ en 2012 : le service secret a mis en place le programme Southwinds censé collecter le trafic, les métadonnées et le contenu des connexions à bord des avions dans la zone couverte par les satellites Inmarsat, soit dans l’espace aérien au-dessus de l’Europe, du Proche-Orient et de l’Afrique.
Chaque téléphone allumé à une altitude de croisière de 10 000 pieds peut être localisé et espionné, apprend-on des archives auxquelles Le Monde a pu accéder. L’avion peut être surveillé toutes les deux minutes. L’interception se réalise grâce aux stations secrètes d’antennes au sol, le signal transitant par satellites.
De plus, le GCHQ se trouve même capable d’empêcher le fonctionnement d’un téléphone et de faire en sorte que l’utilisateur doive débrancher et redémarrer son portable, et ce avec ses codes d’accès —alors le service britannique peut capter ses identifiants.


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586 4 Dec 7, 2016

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