Tunisie : l’assassinat d’un ingénieur lié au Hamas provoque une crise politique

Après l’assassinat de Mohamed Zaouari le 15 décembre, les appels à manifester de différentes formations politiques se multiplient.
Réunion de crise, accusation d’« atteinte à la souveraineté nationale », appels à manifester : l’assassinat d’un ingénieur tunisien, attribué par le mouvement palestinien Hamas à Israël, a continué de faire des remous lundi en Tunisie. La branche armée du Hamas a déclaré samedi que l’État hébreu était responsable du meurtre jeudi à Sfax, dans l’Est tunisien, de Mohamed Zaouari, 49 ans, décrit comme un dirigeant du mouvement islamiste spécialisé dans le développement de drones. Dimanche, le gouvernement tunisien a indiqué que des « éléments étrangers » étaient impliqués dans l’opération, et a exprimé son engagement « à protéger tous ses citoyens et poursuivre les coupables […] à l’intérieur et à l’extérieur du pays ».
Après une réunion en matinée avec le Premier ministre Youssef Chahed, le ministre de l’Intérieur Hedi Majdoub devait s’exprimer lundi en fin d’après-midi lors d’une conférence de presse en compagnie de son homologue de la Justice, Ghazi Jribi. Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Mohammed Ennaceur, a de son côté indiqué qu’une « séance plénière » serait organisée au Parlement dans les jours à venir afin de débattre d’une affaire qui fait les gros titres des journaux.
À l’affaire en elle-même est venue s’ajouter, durant le week-end, une controverse sur la diffusion par la chaîne israélienne 10 d’un reportage marqué par la présence d’un de ses journalistes à Sfax, sur les lieux du crime. Dans un communiqué, la section communication du syndicat UGTT a fustigé une « honte et une atteinte au peuple tunisien ».

Lire l’article complet sur Le Point

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698 6 Dec 19, 2016

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