La Turquie s’achemine vers un régime hyper présidentiel

La réforme constitutionnelle concentrerait les pouvoirs de manière encore plus spectaculaire entre les mains de M.Erdogan.
La plupart des pouvoirs entre les mains d’un seul homme, le président M.Erdogan. C’est ce vers quoi se dirige la Turquie, par ailleurs candidate à l’Union européenne et membre de l’OTAN, via le projet de réforme constitutionnelle débattu mercredi en deuxième et dernière lecture au Parlement.
Ce dernier a voté dimanche en première lecture un projet réduisant à peu de choses la séparation des pouvoirs chère à Montesquieu. La suppression du poste de Premier ministre concentrerait le pouvoir exécutif entre les mains du chef de l’Etat,qui disposerait aussi d’un pouvoir législatif et judiciaire important. En effet, il pourrait intervenir directement dans le fonctionnement de la justice par le biais de nominations clés. Il deviendrait de facto le chef de la majorité parlementaire puisque l’élection présidentielle et la législative aurait désormais lieu en même temps et que le président cumulerait son poste avec celui de chef de parti, . « Ce serait une menace pour la démocratie si elle n’était pas déjà de facto suspendue par le rouleau compresseur des purges menées ces derniers mois», estime Ahmed Insel, économiste et politologue à Istanbul. « Le régime actuel s’apparente à une démocrature, avec la survivance d’éléments de démocratie via les scrutins, et des éléments autoritaires, avec la disparition des contre-pouvoirs et la possibilité d’un Etat-parti ».

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393 7 Jan 18, 2017

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