L’ambassadrice israélienne, Aliza Bin-Noun: « Israël ne veut pas accepter de diktat de la part de la communauté internationale »

L’ambassadrice israélienne, Aliza Bin-Noun a déclaré que l’initiative de la Conférence du Proche-orient, de même que la résolution 23-34 de l’ONU ne sont pas bienvenues. Si elle a exprimé la volonté du gouvernement de reprendre les négociations, ce sera de manière « directe », et non par le biais d’une institution internationale ou par la médiation de la communauté.
« Israël ne veut pas accepter de diktat de la part de la communauté internationale » a-t-elle résumé.
L’absence de reprise des négociations est due à la mauvaise volonté de l’Autorité palestinienne et de Mahmoud Abbas, qui « ne se conduit pas comme un partenaire. » Il « n’a jamais condamné une seule attaque menée contre les israéliens, et il rend visite aux familles des terroristes ».
L’ambassadrice a rappelé la condition sur laquelle bute, la réouverture des négociations : « reconnaître Israël comme un Etat du peuple juif, de nationalité juive ». Interrogée par la sénatrice Gisèle Jourda, qui demandait une précision, elle a déclaré que « reconnaître Israël comme un pays juif, c’est dire que c’est le seul pays juif dans le monde. »
Un point qui, pour Aliza Bin-Noun, n’est de toute façon pas acquis. « Cette année nous fêtons les 100 ans de la déclaration de Balfour, qui entérine « l’établissement en Judée et Samarie d’un foyer national pour le peuple juif ». Les Palestiniens protestent contre cela. Cela montre qu’il ne s’agit pas des implantations mais de l’existence d’Israël. Ils refusent de reconnaitre Israël comme l’Etat-nation du peuple juif. Etre Juif, c’est une nationalité. Moi je ne suis pas pratiquante, mais je suis de nationalité juive.
S’exprimant ensuite sur les implantations , elle a justifié l’action du gouvernement par la nécessité de répondre aux besoins des Israéliens établis sur ces territoires.
« Aujourd’hui près de 100 000 Israéliens habitent là bas. Il faut leur construire des écoles, des crèches. Le gouvernement ne peut pas les ignorer. »
En outre, a-t-elle ajouté, « on ne peut ignorer le fait que pour beaucoup d’Israéliens les territoires sur lesquels les installations ont été établies ont une signification historique. Dans le temps biblique, c’est notre patrimoine qui est là bas. »
Interrogée par la sénatrice Hélène Conway-Mouret sur le poids de la minorité religieuse orthodoxe dans la société israélienne, l’ambassadrice a admis que « la société israélienne est à droite ». Mais, a-t-elle fait remarquer, « on ne peut pas faire l’éloge de la démocratie, et ensuite désapprouver les choix de la population israélienne. » « Israël est entourée de « voisins » dont le but est de voir Israël disparaître, cela influence l’état d’esprit des Israéliens. », a-t-elle continué, en reconnaissant là un « problème pour l’avenir. »

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391 2 Jan 19, 2017

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