Appeler le mal par son nom

Les manifestations de masse, en réaction aux propos sexistes du nouveau président des États-Unis, ne sont pas épargnées d’une dimension islamique : une des quatre organisatrices de la marche des femmes n’est autre que Linda Sarsour, une musulmane américaine d’origine palestinienne. Elle porte le voile, et soutient tant le djihad que le BDS contre Israël. Dans une interview qu’elle a accordée à une chaîne américaine, elle a déclaré : « nous sommes arrivés aux États-Unis, où 22 États ont des lois contre la Charia (la jurisprudence islamique), qui essaient de nous empêcher de pratiquer notre religion… nous y avons des mosquées qui ont été profanées, nos enfants mis à mort, l’islamophobie ». La notion d’islamophobie sert souvent de rempart contre la critique de l’islam radical : celui qui critique l’extrémisme islamique est ipso facto qualifié d’« islamophobe », de « raciste ». C’est le meilleur moyen d’éviter un débat sérieux sur la cause du plus grand nombre de guerres, de morts, et de personnes déplacés ces cinquante dernières années. Nous serons convaincus de la sincérité de Madame Sarsour le jour où elle s’inquiétera des droits des femmes en terres d’islam, et quand elle organisera des manifestations pour protester contre leur ségrégation dans la plupart des pays musulmans. Mais il semble que ce sujet sensible ne la perturbe guère, pas plus que les millions de personnes qui, de par le monde, ont manifesté contre le nouveau président des États-Unis.

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353 6 Jan 30, 2017

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