Temps troubles au Pakistan

Deux ans et demi d’une démocratie fragile, guerre contre le terrorisme, inondations dévastatrices, économie en friche, personnes déplacées par millions et, aujourd’hui, appels du chef en exil de la communauté ourdoue de Karachi, Altaf Hussain, à une révolution «à la française» . Pendant ce temps, des personnalités de la télévision pakistanaise invitent à débattre sur leurs plateaux des politiciens, des généraux à la retraite et des figures politico-religieuses pro-gouvernement, dans un climat de confusion et d’indifférence quasi-totale de l’élite aux préoccupations réelles de la population. L’incapacité du gouvernement à mener à bien des réformes ne fait que renforcer cette impression de désordre, qui pourrait bien fournir à la puissante armée pakistanaise une nouvelle occasion d’intervenir. Il semble en effet qu’une fois de plus, l’heure des généraux ait sonné. A ceci près que cette fois, l’appareil militaire pourrait ne pas occuper le devant de la scène, mais préférer manœuvrer en coulisses. L’armée n’a aucun intérêt à ternir davantage son image

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466 0 Oct 6, 2010

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