Dollars: achat inquiétant

Malgré le soutien exprimé par le ministre des Finances, Youval Steinitz, après l’important achat de dollars américains effectué par le gouverneur de la Banque d’Israël, Stanley Fisher, il a reconnu que cette démarche était loin de le rassurer. En effet, plus d’un demi-milliard de dollars ont été acquis jeudi, et le ministre soutient qu’il ne sera pas possible d’en acheter des quantités illimitées. Le but de la démarche de Fisher est de ralentir la baisse de la monnaie américaine par rapport au shekel. «Même si l’impression générale est bercée par le sentiment de la reprise économique, il faut se rendre à l’évidence que la crise ne fait pas encore partie du passé, a déclaré jeudi le professeur Steinitz. Nous faisons partie du reste du monde. Il est impossible de reprendre une activité complètement normale sans tenir compte de ce qui se passe ailleurs.» En outre, il considère que la différence entre le taux s’intérêt américain et celui qui est fixé en Israël ne doit pas être trop importante: «Nous ne pouvons pas reprendre le cours normal des événements alors que le taux d’intérêt en Amérique est de 0%». En effet, le gouverneur a décidé d’arrondir le taux d’intérêt annuel en Israël à 2%. En général, cependant, le ministre des Finances n’est pas en désaccord avec le gouverneur de la Banque d’Israël, mais il semble qu’il commence à émettre quelques réserves: «Jusqu’à présent, j’ai approuvé les décisions du gouverneur et soutenu ses démarches en ce qui concerne le taux d’intérêt et l’achat de dollars. Je considère que, jusqu’à présent, ces deux mesures étaient justes. Mais on ne pourra pas indéfiniment influer sur le cours des monnaies pour préserver les exportations. Il est possible d’acheter mensuellement des dizaines de milliers de dollars, mais si l’ordre de grandeur passe à des centaines de milliers de dollars chaque mois, je crains que nous ne puissions assimiler de telles quantités. Je pense qu’il importe d’être prudent.» Un autre aspect de l’économie déplait fortement au ministre des Finances, concernant les sociétés à la recherche de sources d’énergie fossile: «Nous assistons à une tentative d’embrouiller et de berner un pays entier. Il faut les remettre à leur place. Certes, nous ne nous attaquerons pas au secteur privé. Celui qui investit est en droit de profiter des bénéfices qu’il mérite, mais il n’y a aucune raison que les proportions ne soient pas du même ordre de grandeur que dans des pays dont l’économie est libre, comme les Etats-Unis, le Hollande ou les autres pays occidentaux. » En revanche, il rejette les tentatives d’obtenir des arrangements spéciaux exigés par les sociétés à la recherche de pétrole, qui voudraient obtenir une imposition future rétroactive en fonction des résultats. Steinitz, qui a pris la parole en présence de 200 hommes d’affaires à l’occasion du congrès annuel du Fonds monétaire international, s’étant rendu aux Etats-Unis à la tête d’une délégation israélienne de hauts-fonctionnaires du ministère des Finances et de la Banque d’Israël, a salué la volonté d’investir en Israël: «J’ai découvert un intérêt croissant pour les investissements en Israël. Nous sommes en contact avec des grandes banques pour qu’elles agissent dans le Centre de développement technologique et financier. Il s’agit d’un marché de 200 milliards de dollars par an brassés par les banques et autres fonds. L’objectif est que les grandes banques ouvrent leur propre centre de développement en Israël ».

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