Le franc-parler de Lieberman

Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman n’a pas mâché ses mots lors de sa rencontre, dimanche après-midi, avec plusieurs de ses homologues étrangers en visite en Israël. Il s’est en effet entretenu avec le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, qui venait de faire une déclaration sur la reconnaissance éventuelle d’un Etat palestinien par l’Onu, et le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Moratinos. Ces derniers, reçus auparavant par le président de l’Etat Shimon Pérès, le Premier ministre Binyamin Netanyahou, le ministre de la Défense Ehoud Barak et la cheffe de l’opposition Tsippi Livni, leader du parti Kadima, n’ont pas entendu le même son de cloche lors de leur entrevue avec Lieberman. Celui-ci leur a en effet conseillé de s’occuper en priorité des problèmes de leur continent et de chercher à résoudre les crises graves dans le monde, notamment en Somalie, au Soudan et en Corée du Nord. Lieberman a fait ensuite un retour en arrière pour évoquer la situation qui prévalait il y a 72 ans en Europe, au moment des accords de Munich, dans le cadre desquels, notamment, les Sudètes dépendant de la Tchécoslovaquie avaient été cédés à l’Allemagne nazie. Et de préciser à l’intention de ses hôtes: « Avant de venir nous dire comment il faut régler les conflits ici, vous devriez commencer par résoudre vos propres problèmes. En 1938, la communauté européenne avait décidé d’apaiser Hitler, au lieu de soutenir son alliée fidèle, la Tchécoslovaquie, et elle l’a sacrifiée sans rien recevoir en contrepartie ». Lieberman a conclu en affirmant; « Nous n’avons pas l’intention d’être la Tchécoslovaquie de l’année 2010 et nous défendrons les intérêts vitaux d’Israël ». Des propos qui, selon la presse locale, auraient « embarrassé » les ministres en visite en Israël. Mais ces derniers n’auraient émis aucune protestation. Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner n’a donc pas réagi aux déclarations de Lieberman. En revanche, il a commenté le résultat de ses rencontres avec les autres dirigeants israéliens et semblait réconforté par le fait que, selon lui, le Premier ministre donnait la priorité à la relance des discussions directes avec les Palestiniens. Il a toutefois souligné qu’aucune date n’avait été fixée pour le moment pour la rencontre à Paris entre Binyamin Netanyahou et Mahmoud Abbas.

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