«Qui a assassiné Rabin?»

A l’occasion de la commémoration prochaine du quinzième anniversaire de la disparition du Premier ministre Isaac Rabin, la septième chaîne, Aroutz 7, a décidé de lancer une campagne auprès du vaste public afin qu’il s’exprime. La question est posée de la façon suivante: «Si vous aussi, vous comptez parmi ceux qui examinent et comparent tous les documents, toute photo et tout rapport, et si vous découvrez des contradictions et des sous-contradictions, ce projet a été conçu spécialement pour vous. » Le site s’engage à publier les théories des internautes, en corrigeant le texte uniquement au niveau linguistique. Les responsables du site ont longuement planché sur la façon de présenter la question au public, avant de décider de le laisser s’exprimer. Simon Cohen, le rédacteur chargé de l’information de la chaîne, s’est entretenu avec le présentateur de l’émission Boker Tov Israël (Bonjour Israël) de la radio de Tsahal, et a défendu que la démarche adoptée par son site n’avait rien de provoquant: «L’importance de cette démarche provient du fait que le public israélien n’a pas obtenu, à ce jour, de réponses satisfaisantes et complètes en ce qui concerne le crime. 15 ans après, même la famille Rabin est restée sans réponses. Je pense que le peuple est en droit de se poser des questions. Quel que soit le public qui se réunit au sujet du jour du souvenir du Premier ministre Rabin, vous trouverez toujours quelqu’un qui pose des questions pertinentes, mais bien sûr, il y aura toujours quelqu’un d’autre qui lui rétorquera qu’il se fait des idées. » Simon Cohen a rappelé que les conclusions présentées par la commission Shamgar étaient incomplètes. Il a soutenu également que ses membres avaient été abusés: «Le juge de la commission Shamgar a conclu qu’il n’était pas parvenu à identifier la voix de l’homme qui a crié « balles à blanc, balles à blanc ». Pourtant, un inspecteur de la police avait déclaré que celui qui avait crié était l’un des gardes du corps. Shamgar ne l’a pas vu? Quelqu’un se serait-il moqué du juge? Beaucoup d’éléments ne sont pas convaincants, et on est quand même en droit de se poser des questions. » Il a ajouté que son site n’est pas le premier à émettre des doutes quant au professionnalisme de l’enquête qui a été menée pour élucider les circonstances du drame: «Nous avons tous en mémoire les reportages d’investigation dirigés par la deuxième et la dixième chaîne, dans lesquels les journalistes ont essayé de répondre à des questions floues, qu’il s’agisse du film de Naftali Glicksberg sur la troisième balle, ou les essais de Druker pour tenter de solutionner toutes sortes de questions (…) Nous avons déjà reçu de nombreuses réponses, alors que la question n’est affichée sur le site d’Aroutz 7 que depuis hier soir.» Les réactions des internautes sur Galé Tsahal saluent la démarche d’Aroutz 7pour son courage d’opinion. En revanche, les réactions publiées sur ce dernier site sont mitigées, et certains expriment une certaine réticence, comme s’ils avaient flairé une sorte de piège: «Est-ce qu’il faut décliner son identité?», demande l’un. Un autre encore cherche à préciser: «Vous avez oublié de dire que c’était sponsorisé par la section juive (du Shabak” target=”_blank” class=”external external_icon” rel=”nofollow”>Shin Beth ndlr)»…

Lire l’article complet sur israel7.com

Share This

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.