«Notre droit sur la terre d’Israël est remis en question»

Binyamin Netanyahou a-t-il bien réfléchi aux conséquences de ses déclarations lorsqu’il a indiqué lundi soir, dans son discours à la Knesset, qu’il était prêt à prolonger le gel de la construction en Judée-Samarie si les Palestiniens acceptaient de leur côté de reconnaître le caractère juif de l’Etat d’Israël ? En tout cas, une telle proposition a suscité la colère des dirigeants des localités juives qui ont demandé « quelle sorte d’Etat juif deviendrait Israël si seuls les Juifs n’y avaient plus le droit d’y bâtir leurs maisons ». Ils ont ajouté « qu’Israël n’avait pas le droit de reconduire ce gel, quelle que soit la situation ». Les dirigeants de Yesha pensent que la proposition de Netanyahou, qui rencontrera certainement un écho favorable à l’étranger, risque d’avoir un effet néfaste à longue échéance. Ils ont expliqué que le gel n’était pas seulement un acte non sioniste et qu’il faisait croire également au monde entier que « les résidents de Judée-Samarie étaient la source du problème » et que c’était pour cette raison qu’il fallait les empêcher de construire. Pour Guershon Messica, chef du conseil régional de Samarie, Netanyahou se fait de douces illusions s’il s’imagine que son initiative va réduire les pressions sur son gouvernement. Il a ajouté: « La Judée-Samarie fait partie du centre du pays et nous avons le droit et le devoir, au nom du sionisme, d’y construire nos maisons ». Hananel Dorani, chef du conseil local de Kedoumim, estime lui aussi que l’interruption des travaux est nuisible, étant donné qu’elle remet en cause les droits du peuple juif à s’établir sur sa terre. Exhortant le Premier ministre à revenir sur sa proposition, il a ajouté: « Ceux qui veulent parler de pourparlers de paix doivent être prêts à discuter sans poser de conditions préalables et à nous laisser vivre sur notre terre ». Mais tout le monde n’est pas de cet avis et certains voient une subtilité dans la tactique utilisée par le Premier ministre. C’est le cas notamment d’Oded Revivi, maire de la ville d’Efrat, dans le Goush Etsion, qui appuie la démarche de Netanyahou, estimant qu’elle est tout à fait légitime, mais regrette qu’il n’ait pas eu cette idée plus tôt, c’est-à-dire lorsqu’il a décrété un gel de dix mois, l’an dernier. Et puis, il a constaté que si le gel avait été officiellement levé, sur le terrain, rien ne permettait de croire que les travaux pouvaient reprendre et qu’il serait donc judicieux de la part de Netanyahou d’exploiter la situation en présentant ses propres revendications.

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