Affaire Oxfam : le silence gêné des ONG

Oxfam n’en finit plus de payer les conséquences des affaires d’abus sexuels de l’un de ses cadres notamment. Les autres ONG, elles, ne savent pas quelle stratégie adopter.
Mauvaise semaine pour la cause humanitaire. Le scandale lié à Oxfam – l’humanitaire belge Roland Van Hauwermeiren, qui y a officié, est accusé d’abus sexuels en Haïti et au Tchad – a plongé ce monde de vertu dans un désarroi quasi mutique. La plupart des ONG se sont contentées d’un communiqué laconique. D’autres, peu nombreuses, ont jugé plus utile de jouer la carte de la transparence, indiquant ainsi le nombre de dérapages ces deux dernières années. Une façon de parer aux questions, voire aux désistements des donateurs.
Oxfam, elle, n’en finit pas de payer les conséquences de l’affaire. L’actrice britannique Minnie Driver a été la première célébrité à annoncer qu’elle démissionnait de son “rôle d’ambassadrice” de l’ONG. Elle a été suivie par Desmond Tutu, Prix Nobel de la paix. Le week-end dernier, à la suite des révélations dévastatrices, l’organisation avait enregistré 1.270 annulations de dons par prélèvement automatique, contre une moyenne mensuelle de 600. Une affaire d’autant plus regrettable que, selon Michel Maietta, directeur de recherches à l’Iris, “Oxfam a été précurseur en matière de mise en place de systèmes de veille et d’alerte. L’ONG a souscrit très tôt à des protocoles déontologiques”. Pas suffisant semble-t-il. L’ONG a dû hier dévoiler un nouveau plan d’action afin d’empêcher d’autres abus sexuels.

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435 1 Feb 19, 2018

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