Préfecture de police : quand les médias font preuve d’une “prudence” de traitres

Les deux jours ayant suivis l’attentat de la Préfecture de Police de Paris ont représenté un summum de lâcheté, aussi bien de la part du gouvernement que de la plupart des médias.
Un attentat de plus : voilà où on en est. Et celui-ci, s’il n’est pas le plus meurtrier, est un des plus glaçants. Un policier, travaillant dans un service de renseignement sensible, qui égorge ses collègues policiers. Un fonctionnaire qui travaille dans une administration dont le but est de protéger les Français, et qui s’avère être l’ennemi qu’il est censé combattre. Autrement dit les loups sont entrés dans Paris et l’ennemi est dans les murs. Le parquet antiterroriste a fini par être saisi le 4 octobre, très bien. « L’auteur des faits n’a jamais présenté le moindre signe d’alerte », affirmait Christophe Castaner, le jour de la tuerie. On apprendra deux jours plus tard qu’il appartenait à la mouvance salafiste et avait fait l’objet d’un signalement après l’attentat contre Charlie Hebdo en janvier 2015. « Attention aux fake news qui circulent sur Internet », mettait en garde la porte-parole du gouvernement Sibeth N’Diaye quand les Français et leur bon sens ont immédiatement compris ce dont il était question à l’heure où ils ont appris que l’assassin était un converti à l’islam et qu’il maniait du couteau.
Dans leur manipulation idéologique désespérée, dans leur volonté de tenter de nier la réalité qui depuis quelques années explose au visage des Français, les gouvernants sont dans un rôle, qu’après tout, on peut comprendre. Dire simplement les choses les condamnerait aujourd’hui à une négation de tout ce qu’ils sont, de tout ce qu’ils font, de toute leur politique qui nous a menés là où nous sommes : un pays en guerre qui refuse de le reconnaître parce que le reconnaître mettrait en péril ses soubassements idéologiques. Un pays attaqué qui refuse de nommer son ennemi parce que reconnaître son ennemi serait une négation de tout ce qu’il est. Ils ne changeront rien à cet aveuglement, ils ne peuvent rien changer, car s’ils changeaient, s’ils se mettaient à la voir et à la dire, cette réalité, ils annihileraient toute leur vision du monde, toute leur croyance, tout leur espoir en un modèle universel capable de faire vivre ensemble des individus de toute origine, de toute culture, de toute croyance, des individus qui finiront par se fondre dans le creuset et par donner des bons Français enrichis par leur différence, comme il se doit. Il ne faut plus rien attendre de nos gouvernants qui nous mèneront au gouffre car ils n’ont aucune marge idéologique pour faire autre chose que nous mener au gouffre.

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398 9 Oct 5, 2019

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