Attaque à la préfecture de police : «Les défaillances sont de plus en plus avérées»

La tuerie qui a fait quatre morts jeudi au cœur même du renseignement français révèle plusieurs dysfonctionnements majeurs ayant permis au meurtrier de passer à l’acte malgré les signalements.
La tuerie de la préfecture de police de Paris sonne comme l’un des plus grands fiascos du renseignement français. Si l’assassinat de quatre fonctionnaires dans ses locaux révèle déjà des dysfonctionnements graves, il suscite une inquiétude plus grande encore : l’auteur de l’attaque, Mickaël Harpon, a-t-il pu transmettre des informations classifiées à certains de ses contacts avant de perpétrer ses crimes ?
En poste depuis plus de quinze ans à la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP) et habilité secret-défense, cet informaticien de «très haut niveau» selon une source proche de l’enquête, a pu obtenir un grand nombre de données sensibles. Son service gère notamment la maintenance des équipements, l’installation des applications qui permettent l’accès aux fichiers de police, les messageries professionnelles, mais aussi les codes d’accès individuels. «L’urgence est à l’évaluation des données auxquelles Mickaël Harpon a pu avoir accès, analyse un commissaire de la DRPP. A-t-il pu, par les multiples droits dont il disposait ou qu’il a octroyés, partager des données sensibles avec des islamistes ? A priori, il n’était pas au contact direct des sections opérationnelles, mais il œuvrait à l’élaboration d’un programme informatique transversal à plusieurs services de la préfecture. Les dégâts pourraient n’en être que plus grands.»

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340 2 Oct 7, 2019

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