Vive polémique en Afrique francophone après la convocation d’un sommet du G5-Sahel par [l’arrogant] Emmanuel Macron

La convocation par le président Emmanuel Macron d’une réunion de “clarification” avec les pays du G5-Sahel, le 16 décembre à Pau, en France, a suscité des réactions parfois hystériques des internautes ouest-africains.
C’est une déclaration particulièrement ferme du président Emmanuel Macron qui a déclenché la polémique. Alors que la France venait de rendre un hommage national aux treize soldats français morts dans un accident d’hélicoptères dans le nord du Mali.
 
“Je ne peux, ni ne veux avoir des soldats français sur quelque sol du Sahel que ce soit, alors même que l’ambiguïté persiste à l’égard de mouvements antifrançais, parfois portés par des responsables politiques”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse en marge du sommet de l’Otan réuni le 4 décembre à Watford, près de Londres.
 
Dans une vidéo postée sur la page Facebook de son parti (LIDER), l’opposant ivoirien Mamadou Koulibaly, ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, interpelle le président Macron. Il refuse de cautionner l’existence d’un sentiment anti-français en Afrique francophone, où les français vivent en “parfaite harmonie” avec les populations qui les accueillent. Il suffit de se rendre à Abidjan pour s’en assurer, suggère-t-il.
 
“Quand on descend à l’aéroport d’Abidjan, le boulevard qu’on prend s’appelle Giscard d’Estaing, le pont qu’on emprunte s’appelle De Gaulle, la route qu’on prend pour aller à l’université s’appelle boulevard François Mitterrand. Non, nous n’avons ici en Afrique francophone rien contre les Français”, affirme Mamadou Koulibaly. Mais il reconnaît que la nouvelle génération africaine qui observe les relations entre Paris et ses anciennes implantations ressent un réel malaise.
 
“Ce que la nouvelle génération veut, ce que nous voulons, c’est l’auto-détermination. Que nos chefs d’Etats nous rendent compte ici. Qu’ils ne soient pas obligés d’aller vous rendre compte pour se donner une certaine légitimité. Nous ne voulons plus être sous la tutelle de quelqu’un. Nous voulons redevenir des hommes libres”, plaide le candidat à la présidentielle ivoirienne de 2020.
 
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Martin Mateso Mis à jour le 07/12/2019 | 09:33 publié le 07/12/2019 | 09:33

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363 2 Dec 8, 2019

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