Accusé de financer le Hezbollah, l’homme d’affaires Saleh Assi dénonce “un complot”

L’homme d’affaires basé en RDC a présenté un recours en invalidation des sanctions US à son encontre.
Vendredi, l’administration Trump avait annoncé de nouvelles sanctions contre les hommes d’affaires, Nazem Saïd Ahmad et Saleh Assi, qui auraient convoyé des millions de dollars au Hezbollah, via notamment des opérations de blanchiment d’argent à travers le commerce de diamants en Afrique et le marché de l’art. Un troisième homme, Tony Saab, également visé par les sanctions et basé au Liban, est un comptable de M. Assi. A propos de ce dernier, Saleh Assi a souligné qu’il était “employé comme comptable” et n’avait aucune part dans ses sociétés.
Lors de l’imposition de ces nouvelles sanctions, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin avait affirmé que Nazem Said Ahmad et Saleh Assi “ont eu recours à des processus de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale pour financer des complots terroristes et financer leurs styles de vie luxueux alors que le peuple libanais souffre”.
Nazem Said Ahmad, basé au Liban et impliqué dans le commerce de diamants, selon le communiqué de l’OFAC, est l’un “des plus importants bailleurs de fonds du Hezbollah”. Ses revenus sont liés, selon l’OFAC, “à ses relations de longue date avec le business des diamants de la guerre”. M. Ahmad, l’un des plus grands collectionneurs d’art au Liban, et qui gérait par le passé des affaires en Belgique, est dans le collimateur des Américains depuis 2016. Par le passé, il a été suspecté d’avoir acheté des terrains, au Liban, dans le cadre d’opérations financées par des proches de membres du Hezbollah. À l’époque, M. Ahmad avait rejeté ces accusations rapportées, notamment, dans la presse américaine.
Quant à Saleh Assi, basé en RDC, il est accusé par l’OFAC d’avoir blanchi de l’argent “à travers le business lié aux diamants de Ahmad”. Le communiqué accuse également Assi d’avoir fourni une aide matérielle et un soutien financier à Adham Tabaja, considéré comme l’un des grands bailleurs de fonds du parti pro-iranien. Selon l’OFAC, en contrepartie de son soutien financier, M. Assi bénéficiait de l’aide du Hezbollah sur des dossiers légaux et commerciaux. “Assi et ses compagnies sont également engagées dans des affaires d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent en RDC”, dont les bénéfices sont transférés au Liban.

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460 7 Dec 16, 2019

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