Retirer la photo de Rabin?

Einat Wilf, députée du parti travailliste, a suggéré de retirer la photo de l’ancien Premier ministre, Isaac Rabin, assassiné voici 15 ans à Tel-Aviv, pour la remplacer par celle de Ben-Gourion. A l’approche de la date de la disparition de Rabin, la série des cérémonies officielles en son souvenir a en effet été ouverte mardi par Shimon Pérès, qui a allumé un cierge et prononcé un discours dans la résidence présidentielle, dans lequel il a déclaré notamment que le meurtre de Rabin est impardonnable. Les réactions des membres de son parti sont variées. Le député Ben Simon s’est déclaré outré par cette demande: «J’ai été stupéfié. J’ai été secoué, voire agressé. Sa photo nous rappelle que nous devons suivre son chemin.» Pour Herzog, le ministre des Affaires social, qui s’est montré plus pragmatique: «Wilf s’est trompée. Il se peut bien sûr que son intention n’a pas été de choquer, mais le moment et la manière de présenter la demande ont mal été choisis. » La sœur de Rabin, Rahel, a elle aussi protesté contre cette demande adressée par la députée: «Isaac était celui qui représentait la pensée politique et sociale du parti travailliste par excellence.» Wilf, de son côté, pense aussi à l’honneur qui revient à l’ancien Premier ministre assassiné: «Il faut arrêter de prendre Rabin pour le symbole de l’échec et de l’assassinat. En tant que parti politique, nous devons revenir aux jours qui ont précédé cette tragédie. Nous devons rendre au parti travailliste son côté militant, combattif et actif. Il faut arrêter d’investir tous nos efforts et notre pensée dans ce qui aurait pu se produire si…» Quant au président du parti travailliste Ehoud Barak, il a évoqué les événements qui s’ouvriront mardi soir au sein du conseil du mouvement des mochavim au kibboutz Shefaïm: «Nous n’avons pas oublié Isaac ne fût-ce que l’espace d’une seconde, depuis cette nuit amère et terrible sur cette place. Nous devons tous nous engager auprès des jeunes qui n’avaient que trois ans ou qui n’étaient pas nés au moment de l’assassinat afin qu’ils apprennent son action et son message, sa mission et son influence décisive sur le caractère de l’Etat d’Israël. (…) Isaac Rabin était un véritable combattant doublé d’un homme de paix. Nous devons nous atteler aujourd’hui, comme à cette époque, sans perdre de vue la sécurité de l’Etat et nos besoins vitaux, à faire tout ce qu’il convient de faire pour parvenir à la paix avec nos voisins ».

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