Affaire Zarif : La fuite pourrait venir des Israéliens?

Affaire Zarif : La fuite pourrait venir des Israéliens?

Alors que le gouvernement iranien fait l’objet de vives critiques sur la scène politique intérieure après les propos fuités du chef de la diplomatie iranienne, ces derniers en disent long sur la prise de décision au sein du régime en matière de politique étrangère.
 
« Le récent discours de Khamenei est une tentative de contrôler la situation et de mettre fin au conflit immédiat que la fuite de l’enregistrement a causé au sein de l’élite du régime », estime Arvin Khoshnood, spécialiste de l’Iran et enseignant à l’Université de Lund, en Suède. « En critiquant Zarif, Khamenei peut demander à ses rivaux de prendre du recul et, au moins pendant un certain temps, laisser ces déclarations rester sans réponse », poursuit le spécialiste, pour qui « Khamenei a besoin que le régime, au moins aux yeux du public, reste uni ».
 
Les propos de M. Zarif surviennent en effet à quelques semaines de l’élection présidentielle du 18 juin prochain et tandis que les négociations en vue de sauver l’accord sur le nucléaire iranien, abandonné par Donald Trump en 2018, se poursuivent. Le camp conservateur, opposé à celui du président Hassan Rohani, s’est ainsi empressé de s’emparer de l’affaire en appelant à la démission, voire à l’arrestation du chef de la diplomatie, pressenti par le camp des modérés pour se porter candidat en vue du scrutin présidentiel.
 
Si pour certains de ses opposants, Mohammad Javad Zarif aurait volontairement publié l’extrait en cherchant à réduire le rôle du président iranien afin de décourager la population de se rendre aux urnes, ses défenseurs accusent les conservateurs d’être à l’origine de la fuite dans le but d’écarter le ministre de l’élection. « La fuite pourrait venir de Zarif lui-même, d’un membre du gouvernement, d’un détracteur ou encore des Israéliens qui voudraient saboter la dernière phase des négociations nucléaires. Ce qui est certain, c’est que personne ne connaît pour le moment son origine », note Farzin Nadimi, spécialiste de l’Iran et chercheur associé au Washington Institute.

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