L’attitude trop conciliante d’Apple en Chine fait polémique

31 Mai 2021 à 11h01 | La presse américaine dénonce la position ambiguë de la firme à la pomme, très dépendante du marché chinois, par rapport à Pékin.
 
Apple est-il trop conciliant avec le régime de Pékin ? La question fait débat, depuis une enquête, publiée le 17 mai par le New York Times. Le quotidien américain y accuse le fabricant de l’iPhone de « mettre les données de ses utilisateurs en danger » en les stockant sur le territoire chinois, et d’« aider la censure gouvernementale dans la version chinoise de son magasin d’applications App Store ». Apple a réagi en affirmant que « beaucoup des informations de cet article sont fondées sur des informations incomplètes, erronées ou dépassées ». Mais les ONG de défense des droits humains ne désarment pas et accusent l’entreprise de « double discours » : « Ces révélations ridiculisent l’image de chevalier blanc de la vie privée d’Apple », dénonce Yaqiu Wang, de Human Rights Watch.
 
« C’est un peu outrancier pour­ ­Apple de se draper dans les valeurs des droits de l’homme comme marque de distinction, étant donné la position dans laquelle l’entreprise choisit de rester vis-à-vis de la Chine », ajoute Nicholas Bequelin, d’Amnesty International, citant « la participation à la censure et le fait que les données des utilisateurs chinois soient si vulnérables à une intervention étatique ».
 
Note de la redaction d’Isranews:
Les sources de financement de l’Human Rights Watch (HRW) sont douteuses.(source: Wikipedia):
George Soros, Arabie Saoudite
L’indépendance de HRW est contestée dans certains milieux politiques et journalistiques. Ainsi, la revue de l’essayiste et polémiste américain Lyndon LaRouche, Executive Intelligence Review, qualifie l’ONG de « boîte financée par Soros » (Soros-funded outfit), George Soros étant un milliardaire américain. Le journaliste néerlandais Paul Treanor affirme que HRW est « une entreprise conjointe de George Soros et du ministère américain des affaires étrangères ». L’organisation elle-même annonçait en 2010 avoir reçu 100 millions de dollars de George Soros via l’Open Society Institute (à raison de 10 millions de dollars par an sur 10 ans). Cette aide lui aurait notamment permis d’agir dans le cas de la crise ivoirienne de 2010-2011.
HRW a également été accusée de diffuser des données faussées sur la situation des droits humains au Rwanda, en Érythrée et en Éthiopie
L’ONG a été accusée d’avoir été influencée par la politique étrangère des États-Unis, en particulier vis-à-vis de l’Amérique latine
Dans le conflit israëlo-palestinien, HRW a été accusée de reportages déséquilibrés en défaveur d’Israël selon notamment Jonathan Cook. Ainsi, quand Human Rights Watch traite des opérations militaires israéliennes contre le Hezbollah au sud du Liban en 2006, le directeur national de la Anti-Defamation League, Abraham Foxman (en), critique l’« immoralité » de Human Rights Watch. Alan Dershowitz, professeur de droit, écrit dans The Jerusalem Post : « Quand il s’agit d’Israël et de ses ennemis, HRW manipule les faits, triche sur les interviews et met en avant des conclusions prédéterminées qui sont dictées plus par l’idéologie que par les faits ».
Le bureau du Premier ministre israélien a également dénoncé Human Rights Watch après son rapport concernant l’opération Plomb Durci, déclarant que « les rapports de ces organisations sont une tentative pour porter atteinte au droit légitime d’Israël à se défendre », et a souligné que l’ONG levait des fonds auprès des Séoudiens.
En 2010, The Times écrit que HRW a « presque éclipsé » Amnesty International. Selon le journal, au lieu d’être soutenu par une adhésion de masse comme Amnesty International, HRW dépend des donateurs riches qui aiment voir les rapports de l’organisation faire les manchettes des journaux. Pour cette raison, selon The Times, HRW tend à « se concentrer trop sur des endroits dont les médias se soucient déjà », en particulier dans la couverture disproportionnée d’Israël.
En 2012, le journal New Europe dénonce un conflit d’intérêts concernant le conflit israélo-arabe et des coopérations avec le régime de Muammar Gaddafi en particuler avec son fils Saïf al-Islam Kadhafi. David Bernstein accuse quant à lui l’organisation de ne pas s’intéresser aux régimes autoritaires de la région.
En 2010, Marc Garlasco, investigateur de l’ONG qui a rédigé des rapports sur Israël démissionne, alors que sont révélés ses intérêts et son enthousiasme pour la collection d’objets nazis ainsi que pour ses amitiés avec des sympathisants Nazis. En 2011, la participation de Shawan Jabarin dans ses investigations, alors qu’il est membre de l’organisation terroriste Front populaire de libération de l’autorité palestinienne est déploré.
Le directeur local de Human Rights Watch est prévenu de son expulsion d’Israël en mai 2018 pour avoir violé la loi israélienne en soutenant le boycott d’Israël ; l’ONG dément et reproche aux autorités de « faire taire les critiques contre les violations des droits de l’Homme ». Après plus d’un an de procédure judicaire, en novembre 2019, Omar Shakir perd en appel et est contraint de quitter le territoire. En réponse à une série d’accusations de l’ONG et de Omar Shakir contre ce dernier, le gouvernement israélien affirme qu’un remplacant de l’ONG est le bienvenu. L’ONG rejette cette proposition et affirme qu’Omar Shakir va continuer son travail depuis le royaume hachémite de Jordanie.

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359 3 May 31, 2021

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