LIBAN – Le député Gebran Bassil, a de nouveau défendu les armes du Hezbollah

 
Les armes du Hezbollah sont “une situation exceptionnelle qui ne peut perdurer”, estime Bassil
 
OLJ / le 08 juin 2021 à 11h55
 
Le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), le député Gebran Bassil, a de nouveau défendu lundi soir les armes du Hezbollah tout en estimant que cette situation “exceptionnelle” dans laquelle une partie autre que l’armée libanaise détient des armes “ne pouvait perdurer”, lors d’un entretien avec la directrice générale adjointe de an-Nahar, Michelle Tueini.
 
“Depuis que la Syrie a quitté le Liban (…) notre position sur la souveraineté n’a pas changé”, a déclaré le député de Batroun à Michelle Tueini qui lui demandait si le slogan “Liberté, souveraineté, indépendance” de la révolution du Cèdre en 2005 qui avait mis fin à quinze années d’occupation syrienne était toujours d’actualité.
 
La journaliste a demandé au leader du CPL s’il considérait, seize ans plus tard, “qu’il pouvait y avoir une souveraineté et même des armes hors du champ de l’Etat”.
 
Le Hezbollah est la seule milice à avoir conservé ses armes après l’accord de Taëf qui a mis fin à la guerre au Liban en 1990 – au nom de la résistance contre Israël qui occupait encore le Sud-Liban et l’a quitté en 2000, à l’exception du secteur des fermes de Chebaa.
 
“Ce n’est pas normal qu’il y ait des armes autres que celles de l’armée libanaise, c’est une situation exceptionnelle qui ne doit pas perdurer”, a estimé le gendre du chef de l’Etat, Michel Aoun. Mais il a estimé qu’il était ” possible” que le Hezbollah conserve ses armes “si (elles) s’inscrivent dans le cadre de la stratégie de l’Etat, de la déclaration des gouvernements d’union nationale et si c’est agréé par le peuple”, a-t-il concédé.
 
Reconnaissant que le Hezbollah possède “une puissante force militaire”, le leader du CPL a déclaré que la guerre de 2006 entre le Hezbollah et Israël avait rendu le Liban “plus fort”.
 
Il a également défendu l’engagement du Hezbollah en Syrie aux côtés du régime au nom de “la lutte contre le terrorisme qui est entré chez nous et qu’il était nécessaire de chasser” pour protéger nos frontières. “Les Libanais ont le droit de faire la distinction entre la guerre en Syrie et celle au Yémen”, a-t-il toutefois affirmé.
 
Allié avec le parti chiite depuis l’accord de Mar Mikhael en 2006, qualifié par le leader des Forces libanaises, Samir Geagea de “pacte avec le diable”, M. Bassil a évoqué un “accord humain et non divin” pour “protéger l’unité du Liban”.

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163 9 Jun 8, 2021

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