Présidence de l’Iran : Ebrahim Raïssi, un ultraconservateur avec du sang sur les mains

19 Juin 2021 à 08h42 | Ebrahim Raïssi a été élu nouveau président de la République islamique. Une consécration pour ce fidèle du régime accusé de crimes de masse.
 
Changement de cap en Iran, après huit ans de présidence réformiste. Sans surprise, le grand favori du scrutin, l’ultraconservateur Ebrahim Raïssi, a été élu à la tête du pays avec 61,9% des voix pour succéder au modéré Hassan Rohani. Le suspense n’était toutefois pas vraiment au rendez-vous, ses concurrents les plus sérieux ayant vu leurs candidatures invalidées, tandis que trois autres prétendants avaient annoncé leur retrait cette semaine.
 
Malgré tout, cette victoire a un goût de revanche pour celui qui s’était incliné face à Hassan Rohani en 2017. Si cette fois son ancien rival n’avait plus la possibilité de se représenter après deux mandats consécutifs, Raïssi s’est imposé au fil de la campagne comme le favori du Guide Suprême Ali Khamenei, un soutien tout sauf anecdotique.
 
Il faut dire qu’à 60 ans, le candidat victorieux avait tout du profil idéal pour le poste, en cumulant des rôles stratégiques au sein des sphères religieuse et judiciaire. Avant d’accéder à la présidence, ce dernier occupait à la fois le poste de directeur de la puissante fondation religieuse Astan Qods Razavi, chargée de la gestion du mausolée de l’imam Reza – un haut lieu de pèlerinage chiite -, et la fonction de chef du système judiciaire d’Iran, un rôle clé au sein de l’appareil répressif de la République islamique.

Lire l’article complet sur https://www.lexpress.fr

Share This
236 8 Jun 19, 2021

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.