Bourses pour les écoles talmudiques

Le Premier ministre a l’intention de débattre dimanche d’un projet de loi qui devrait permettre d’améliorer la situation économique des familles des étudiants des écoles talmudiques, les avrekhim . Le sujet sera présenté à la commission ministérielle. Le revenu minimum de subsistance accordé à cette tranche de la population, selon la Cour suprême, et ce depuis un arrêt datant de 2000, porterait atteinte au principe de l’égalité, car elle ne concerne pas les institutions non religieuses. Pour le parti de l’opposition Kadima, Netanyahou sera soumis à une épreuve définie en ces termes: «Demain, Netanyahou devra prouver si sa survie politique est pour lui plus importante qu’une décision tranchée par la Cour suprême. Si le Premier ministre contourne l’autorité du tribunal, il s’attaque en réalité à la démocratie.» Kadima tente de susciter la colère des citoyens contre le Premier ministre: «Le public a intérêt à suivre de près les gestes de Netanyahou. Dans un pays démocratique, la Cour suprême décrète et le gouvernement se plie à ses décisions. Le gouvernement de Netanyahou a déjà sacrifié la totalité du budget de l’Etat pour se maintenir au pouvoir, mais il n’a pas le droit de sacrifier la Cour suprême pour se maintenir sur son siège.» Même le parti Israël Beitenou se prononce contre le projet de loi: «C’est de la discrimination flagrante contre le public estudiantin en Israël. De plus, cette démarche risque de stratifier le chômage définitivement dans le public orthodoxe.» Les ministres du parti travailliste se déclarent eux-aussi opposés à ce projet. Le bureau du Premier ministre répond qu’il ne s’agit en pratique que du renouvellement d’un accord qui existe depuis déjà 20 ans: «Le Premier ministre n’est pas l’initiateur de cet accord et il n’y implique aucun changement. La Cour suprême a décrété que ce principe devait passer par la législation, et c’est précisément la démarche qui est entreprise par le Premier ministre». Pour Moshé Gafni, président de la Commission des comptes, cette loi ne consiste absolument pas en une méthode destinée à contourner l’autorité de la Cour suprême. Il déclare: «Ce n’est pas une loi qui va contourner l’autorité de la Cour suprême, mais une loi que la Cour suprême nous impose de légiférer. Dans le passé, un quorum du tribunal présidé par le juge Tirkel avait validé l’accord assurant un revenu minimum aux étudiants des écoles talmudiques. Cet accord a fonctionné pendant des dizaines d’années. Mais, dernièrement, la Cour suprême a décidé que cet accord devait être inscrit en tant que loi. Un délai a par conséquent été accordé à la Knesset pour légiférer, jusqu’en janvier 2011. C’est ce que nous faisons en ce moment, non pas contre la Cour, mais sous son injonction.» Il a par ailleurs démenti l’idée couramment admise selon laquelle les étudiants n’auraient pas droit à des aides financières: «La Commission des finances a effectué des recherches en profondeur sur la question et il s’est avéré, en se fondant sur les chiffres du trésorier général du ministère des Finances, que les étudiants touchent bien plus d’argent que dans les écoles talmudiques. Ce qui fait que l’accusation de favoritisme doit être retournée. » Concernant les accusations de Kadima, Gafni répond: «Tous les gouvernements d’Israël de ces dix dernières années, y compris celui de Kadima, ont respecté cet accord du revenu minimum. Et ce n’est pas tout, Kadima a fait passer de nombreux amendements et lois en faveur du public orthodoxe, comme la loi sur les écoles talmudiques pour jeunes, ( yéchivot Ketanot ), qui est passée dans le calme médiatique. L’attaque groupée contre cette loi fait preuve d’une hypocrisie de bas étage qui ne peut être expliquée que par la volonté de nuire au gouvernement. »

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