LIBAN – La comédienne Shaden Fakih à nouveau convoquée par le tribunal militaire

24 Novembre 2021 à 20h42 | L’humoriste libanaise Shaden Fakih. Photo tirée de sa page Facebook
 
La comédienne libanaise Shaden Fakih a été convoquée mercredi pour comparaître en juin prochain devant le tribunal militaire pour “humiliation et atteinte à la réputation des Forces de sécurité intérieure”, selon la note qu’elle a reçue.
 
En mai, Shaden Fakih avait déjà été interrogée par le bureau de lutte contre la cybercriminalité des Forces de sécurité intérieure (FSI) pour avoir publié une vidéo comique dans laquelle on la voyait appeler les FSI et leur demander s’ils pouvaient lui livrer des serviettes hygiéniques en raison des restrictions de mouvement imposées pendant la période de confinement contre le coronavirus au Liban.
 
La date du procès de la jeune femme est fixée au 24 juin 2022. Shaden Fakih a déclaré à L’Orient Today qu’elle était surprise que le tribunal militaire la juge car elle n’est “qu’une citoyenne”.
 
Commentant la convocation de Mme Fakih, Aya Majzoub, chercheuse sur le Liban et le Bahreïn à Human Rights Watch, a tweeté que HRW a documenté une “tendance à utiliser les lois sur la diffamation criminelle pour intimider les critiques du gouvernement”, notant que “les tribunaux militaires n’ont pas à juger des civils”.
 
Note de la redaction d’Isranews:
Les sources de financement de l’Human Rights Watch (HRW) sont douteuses.(source: Wikipedia):
George Soros, Arabie Saoudite
L’indépendance de HRW est contestée dans certains milieux politiques et journalistiques. Ainsi, la revue de l’essayiste et polémiste américain Lyndon LaRouche, Executive Intelligence Review, qualifie l’ONG de « boîte financée par Soros » (Soros-funded outfit), George Soros étant un milliardaire américain. Le journaliste néerlandais Paul Treanor affirme que HRW est « une entreprise conjointe de George Soros et du ministère américain des affaires étrangères ». L’organisation elle-même annonçait en 2010 avoir reçu 100 millions de dollars de George Soros via l’Open Society Institute (à raison de 10 millions de dollars par an sur 10 ans). Cette aide lui aurait notamment permis d’agir dans le cas de la crise ivoirienne de 2010-2011.
HRW a également été accusée de diffuser des données faussées sur la situation des droits humains au Rwanda, en Érythrée et en Éthiopie
L’ONG a été accusée d’avoir été influencée par la politique étrangère des États-Unis, en particulier vis-à-vis de l’Amérique latine
Dans le conflit israëlo-palestinien, HRW a été accusée de reportages déséquilibrés en défaveur d’Israël selon notamment Jonathan Cook. Ainsi, quand Human Rights Watch traite des opérations militaires israéliennes contre le Hezbollah au sud du Liban en 2006, le directeur national de la Anti-Defamation League, Abraham Foxman (en), critique l’« immoralité » de Human Rights Watch. Alan Dershowitz, professeur de droit, écrit dans The Jerusalem Post : « Quand il s’agit d’Israël et de ses ennemis, HRW manipule les faits, triche sur les interviews et met en avant des conclusions prédéterminées qui sont dictées plus par l’idéologie que par les faits ».
Le bureau du Premier ministre israélien a également dénoncé Human Rights Watch après son rapport concernant l’opération Plomb Durci, déclarant que « les rapports de ces organisations sont une tentative pour porter atteinte au droit légitime d’Israël à se défendre », et a souligné que l’ONG levait des fonds auprès des Séoudiens.
En 2010, The Times écrit que HRW a « presque éclipsé » Amnesty International. Selon le journal, au lieu d’être soutenu par une adhésion de masse comme Amnesty International, HRW dépend des donateurs riches qui aiment voir les rapports de l’organisation faire les manchettes des journaux. Pour cette raison, selon The Times, HRW tend à « se concentrer trop sur des endroits dont les médias se soucient déjà », en particulier dans la couverture disproportionnée d’Israël.
En 2012, le journal New Europe dénonce un conflit d’intérêts concernant le conflit israélo-arabe et des coopérations avec le régime de Muammar Gaddafi en particuler avec son fils Saïf al-Islam Kadhafi. David Bernstein accuse quant à lui l’organisation de ne pas s’intéresser aux régimes autoritaires de la région.
En 2010, Marc Garlasco, investigateur de l’ONG qui a rédigé des rapports sur Israël démissionne, alors que sont révélés ses intérêts et son enthousiasme pour la collection d’objets nazis ainsi que pour ses amitiés avec des sympathisants Nazis. En 2011, la participation de Shawan Jabarin dans ses investigations, alors qu’il est membre de l’organisation terroriste Front populaire de libération de l’autorité palestinienne est déploré.
Le directeur local de Human Rights Watch est prévenu de son expulsion d’Israël en mai 2018 pour avoir violé la loi israélienne en soutenant le boycott d’Israël ; l’ONG dément et reproche aux autorités de « faire taire les critiques contre les violations des droits de l’Homme ». Après plus d’un an de procédure judicaire, en novembre 2019, Omar Shakir perd en appel et est contraint de quitter le territoire. En réponse à une série d’accusations de l’ONG et de Omar Shakir contre ce dernier, le gouvernement israélien affirme qu’un remplacant de l’ONG est le bienvenu. L’ONG rejette cette proposition et affirme qu’Omar Shakir va continuer son travail depuis le royaume hachémite de Jordanie.

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173 8 Nov 25, 2021

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