Kulüp (The Club) : la série de Netflix qui aide la Turquie à redécouvrir son héritage juif

26 Novembre 2021 à 16h08 | The Club, dont l’intrigue se déroule dans les années 1950, se concentre sur la vie de la communauté juive séfarade d’Istanbul au cours d’une période tumultueuse pour les minorités en Turquie
 
Une mère séfarade tente de renouer avec sa fille rebelle dans la dernière série turque populaire (Netflix)
 
C’est une fiction turque sans sultan ottoman moustachu ou qui ne suit pas le quotidien d’une famille vivant dans une luxueuse villa sur les rives du Bosphore.
 
The Club (Kulüp en version originale) se concentre sur la communauté juive d’Istanbul dans les années 1950. Se déroulant dans la plus célèbre des rues turques, Istiklal Caddesi, et ses alentours, cette série est unique dans le sens où ses personnages sont principalement des non-musulmans dont la langue maternelle n’est pas le turc – une exception dans les représentations du passé du pays.
 
Ils parlent le ladino, un dialecte judéo-espagnol, introduit dans l’Empire ottoman après l’expulsion des juifs séfarades d’Espagne à la fin du XVe siècle.
 
Cette série ramène aussi à une Turquie où les minorités religieuses constituaient une part bien plus grande de la population.
 
Au début du XXe siècle, juste avant l’effondrement de l’Empire ottoman, un peu plus de la moitié des 864 000 Stambouliotes étaient des citoyens non musulmans. Ce ratio s’est déplacé vers une majorité musulmane à partir de la Première Guerre mondiale et de la proclamation de la République turque en 1923.
 
Dans les années 1950, une importante minorité grecque et juive, entre autres, est restée, mais des politiques discriminatoires ont encore diminué la population totale non musulmane.
 
The Club raconte donc une histoire riche en souvenirs d’une culture disparue depuis longtemps, également riche en représentations de rituels perdus et de sons de dialectes rarement entendus.
 
« J’ai entendu parler de la série par ma mère », rapporte Ceren Sengül, dont la mère fait partie de la communauté juive séfarade d’Istanbul.
 
« Elle m’a envoyé un message dès qu’elle a vu la prière du Shabbat au début du premier épisode. »

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140 9 Nov 27, 2021

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