Obama en Indonésie

Le discours d’Obama en Indonésie est passé quasiment inaperçu alors qu’il méritait toute l’attention du public, vu le message qu’il véhiculait, surtout dans le contexte actuel de violences provenant pour une grande part d’adeptes de l’Islam. Le président des Etats-Unis, qui a effectué mercredi, en compagnie de son épouse Michelle, une visite éclair dans ce grand pays dont la population est majoritairement musulmane, a laissé entendre, lors de ses interventions, qu’il souhaitait resserrer ses liens avec le monde musulman. Il a ajouté que « les Etats-Unis n’étaient pas en guerre avec l’Islam et ne le seraient jamais ». Il a encore précisé qu’il redoublerait d’efforts pour tenter de renforcer ce dialogue. Ce n’est pas la première fois qu’Obama tente ce type d’approche. Il l’avait déjà fait au début de son mandat, lorsqu’il avait prononcé son fameux discours du Caire en juin 2009 dans lequel il avait adressé un appel « vibrant » aux Musulmans, les appelant à la « réconciliation ». A cette occasion, il s’était également prononcé en faveur de la création d’un Etat palestinien et il avait demandé que « la colonisation israélienne cesse » tout en soulignant les liens « inébranlables » entre Washington et Jérusalem. Au cours de ce bref passage à Jakarta, Barack Obama et sa femme ont visité notamment la grande mosquée Istiqlal. Par la suite, le président américain a pris la parole devant 6 000 personnes à l’université d’Indonésie. Il a alors loué la tolérance de l’Etat qui l’accueillait en affirmant qu’il pouvait servir d’exemple au monde et il a estimé que sa transition de la dictature de Suharto à la démocratie devait également être prise pour modèle par le monde musulman. Evoquant ensuite les tensions subsistant encore entre les USA et le monde musulman, Obama a déclaré qu’il était conscient qu’un seul discours ne suffirait pas à les dissiper. Estimant qu’il fallait tourner une nouvelle page dans ces relations, il a attaqué l’Islam extrémiste en disant qu’il fallait « travailler ensemble pour éradiquer Al Qaïda et ses alliés qui n’avaient pas le droit de diriger la moindre religion, et certainement pas l’Islam ».

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