Le tribunal a tranché

«Le bien d’un enfant juif consiste à être circoncis!» C’est ce qu’a décidé Me Glick, juge du tribunal de Tel-Aviv. L’enfant concerné, âgé de deux mois, n’était toujours pas circoncis, en raison de l’instabilité de sa situation familiale. Le père y était opposé, mais la mère ne l’entendait pas de cette oreille. Aussi simple que cela puisse paraître, la gente des tribunaux est en effervescence. Certains accusent déjà le pouvoir juridique d’être influencé par la halakha. Un certain Yossef Pritzki, avocat qui avait été dans le passé ministre des Infrastructures nationales, représentant le parti d’extrême gauche Shinouï. Il mène actuellement une étude, qui doit être présentée prochainement dans un livre, qui traite des interactions entre les systèmes religieux et judiciaires. Il déclare: «Est-ce que le bien de l’enfant nous oblige à faire en sorte qu’il ne soit pas différent? Doit-on par exemple avoir recours à une opération chirurgicale pour que l’estomac d’un enfant obèse diminue de volume, et tout cela pour ne pas qu’il soit différent des autres?» Il ajoute: «En Israël, il existe tout un système de circoncisions pratiquées sur des adultes, alors qu’ils pourraient s’en passer et rester comme ils sont.» Il a pour finir, dans un entretien sur la chaîne de Tsahal, donné son avis sur le jugement émis à Tel-Aviv: «Le tribunal aurait dû se maintenir à l’écart de cette affaire, et refuser de donner son verdict. Cette décision du tribunal consiste en une alerte rouge qui nous montre que le système judiciaire est sur la mauvaise pente.» Un autre avocat, Benny Don-Hiya, spécialiste des affaires familiales, a réfuté le point de vue de l’ancien politicien: «Le tribunal est obligé de donner son avis. C’est pour cela que les tribunaux ont été créés, pour régler les différends et les litiges. La quasi-totalité des enfants sont circoncis. Il ne s’agit pas d’une valeur qui ne concerne que l’orthodoxie et qui serait controversée. Quoi qu’il en soit, les tribunaux ont tendance à trancher en faveur de la mère, pas seulement en ce qui concerne cette question spécifique. En général, les enfants des divorces habitent chez leur mère, ce qui explique la tendance des tribunaux à favoriser le côté de la mère».

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