Droits de l’Homme: l’Onu condamne Téhéran

Pour une fois, l’Assemblée générale de l’Onu s’en prend à l’Iran mais c’est uniquement pour dénoncer sa politique intérieure et le fait que les autorités du pays ne respectent pas les droits de l’Homme. Lors du vote, 80 Etats occidentaux se sont prononcés en faveur d’une condamnation, 44 s’y sont opposés et il y a eu 57 abstentions exprimées essentiellement, comme on s’en doute, par des pays arabes. L’an dernier, cette résolution avait été adoptée de justesse et on peut donc parler d’un certain progrès dans cette démarche, amorcée par les Etats-Unis. Ces derniers veulent par ce biais accentuer les pressions sur le régime islamique, avec le soutien de l’Union européenne, du Canada et d’autres pays occidentaux qui tiennent tous à renforcer l’isolement de l’Iran sur la scène internationale. Téhéran a, de son côté, tenté d’influer sur ce vote et a pour cela envoyé à New York son ambassadeur Mohammad Javad Larijani, secrétaire général du conseil supérieur iranien des droits de l’Homme, afin qu’il empêche l’adoption d’une telle résolution. Mais, fort heureusement, il a échoué dans sa tâche. Il n’a pas manqué, bien entendu, d’attaquer les Etats-Unis, les accusant de « provocation » et affirmant que « cela n’avait rien à voir avec les droits de l’Homme ». Le Canada a également été accusé par le délégué iranien qui a prétendu qu’il avait « un passé de répression ». Larijani a ensuite réclamé l’annulation de ce vote en affirmant que « l’Iran refusait la démocratie occidentale ». Précisons que dans sa résolution, l’Assemblée générale des Nations unies « exprime sa profonde inquiétude face aux violations permanentes des droits de l’Homme en Iran, comprenant des tortures, des flagellations, des amputations, des lapidations, ainsi que le refus d’accorder des droits égaux aux femmes et des violences à l’encontre de ces dernières ». L’Onu reproche au gouvernement iranien de n’avoir jamais enquêté sur les violations des droits de l’Homme lors des manifestations qui ont suivi les élections présidentielles, au cours de l’été 2009. L’organisation internationale a en outre adressé un appel aux dirigeants de la République islamique, leur demandant de mettre un terme à la discrimination dont sont victimes les minorités religieuses, et plus particulièrement les Bahai. Il est intéressant de noter que le représentant turc a préféré s’absenter au moment du vote, ce qui n’a rien d’étonnant vu le rapprochement très sensible entre Ankara et Téhéran ces derniers temps. Quant aux pays arabes, seuls la Jordanie et le Maroc se sont abstenus alors que les autres, y compris l’Egypte et la Syrie, se sont opposés à la résolution condamnant l’Iran. Certains Etats, pour la plupart d’Afrique, dont l’Afrique du Sud et l’Angola, ainsi que le Brésil ont cru bon de s’abstenir « afin de ne pas irriter les Iraniens ». Mais plusieurs délégués d’Amérique Latine n’ont pas hésité à soutenir la résolution.

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