Pollard garde espoir

Après un long silence, la presse parle abondamment, ces derniers temps, de l’affaire Pollard. Et ce changement est dû à certains rebondissements aux Etats-Unis et à de nouvelles révélations de personnages importants qui ont mis en doute dernièrement la légitimité de la condamnation à la perpétuité infligée à l’agent israélien d’origine américaine, condamné pour espionnage au profit d’Israël. Et puis, selon une source rapportée par le Jerusalem Post en anglais, le Premier ministre Netanyahou aurait demandé aux Américains de libérer Pollard, en guise de contrepartie, si Israël acceptait de faire un certain nombre de « gestes » pour la relance des pourparlers avec les Palestiniens. D’après cette information, Netanyahou aurait discuté avec de hauts responsables américains de la question et aurait estimé que la libération de Pollard pourrait convaincre ses ministres réticents d’accepter un nouveau gel de la construction en Judée-Samarie. Jonathan Pollard marque ce dimanche le 25 e anniversaire de son emprisonnement et à cette occasion, il a accordé une interview au quotidien israélien Maariv. Et son ton est nettement plus optimiste que par le passé parce qu’il croit enfin possible une libération qui, auparavant, lui semblait plus qu’improbable. Depuis sa cellule de la prison fédérale de Butner, en Caroline du Nord, considérée comme l’une des mieux gardées des Etats-Unis, Pollard a notamment déclaré : « Chaque matin, lorsque je me lève, je prie pour que ce soit Le Jour ». Et d’ajouter : « Je rêve de voir le directeur de la prison entrer dans ma cellule pour me dire enfin : « Rassemblez vos effets, Pollard, vous rentrez aujourd’hui à la maison ». Pollard a également tenu, dans son entretien, à remercier tous les Israéliens qui lui ont envoyé du courrier tout au long de ses années d’incarcération. Il a précisé : « Je suis étonné de voir qu’on se souvient encore de moi, après tout ce temps, et qu’on se préoccupe de ma personne. Je suis toujours impressionné par le courage et la force de notre peuple et je suis heureux d’en faire partie ». Pollard, plus sentimental que jamais, imagine les retrouvailles avec son épouse Esther et voit tous ses amis les entourer pour partager cette joie et pour l’accueillir à son retour. En attendant, les démarches se poursuivent pour la libération de Pollard : Le Washington Post a publié samedi un article du père de Jonathan, Morris Pollard, rédigé avec l’avocat David Kirschenbaum. Les auteurs indiquent notamment : « Il y a 25 ans, ce mois-ci, Jonathan Pollard, un citoyen travaillant comme analyste dans le département des Renseignements de la Flotte américaine, a été arrêté parce que soupçonné d’avoir transmis des informations classées secrètes concernant l’Irak, la Syrie, et d’autres Etats arabes. Elles comprenaient des témoignages sur le développement des armes chimiques par Saddam Hussein ». Et de poursuivre : « Pollard a été condamné un peu plus tard à la réclusion à perpétuité et il s’agit du seul homme à avoir eu un tel châtiment pour un délit d’espionnage au profit d’un pays allié des Etats-Unis ». Rappelant ensuite les récentes démarches de Lawrence Korb, ancien adjoint de Caspar Weinberger, qui œuvre maintenant pour sa libération, le père du détenu a adressé un appel au président américain Barack Obama, lui demandant d’alléger la peine de son fils. Et pour appuyer sa requête, il cite les noms d’autres agents dont les peines ont été bien plus légères. Morris Pollard termine son article en rappelant que son fils avait communiqué des informations sur des pays arabes menaçant l’existence d’Israël alors que les Américains avaient fermé les yeux devant des délits bien plus graves.

Lire l’article complet sur israel7.com

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