La Loi du Référendum adoptée par la Knesset

Le peuple aura désormais la parole pour certaines décisions importantes du gouvernement, quel qu’il soit, et ce dernier ne pourra plus céder des territoires sous souveraineté israélienne, dans le cadre de « pourparlers de paix », sans avoir au préalable consulté les électeurs et obtenu leur assentiment. Il s’agit d’un changement radical de la politique israélienne, qualifié de « précédent historique », rendu possible grâce au vote qui a eu lieu lundi soir, 22 novembre, à la Knesset. Après des débats intenses et des discussions qui ont duré des heures, le parlement israélien a adopté, en seconde et troisième lecture, la Loi du Référendum, présentée par le député Likoud Yariv Levine, qui stipule que « toute cession d’un territoire dépendant de la juridiction israélienne devra être entérinée par la population, si elle n’a pas été soutenue par une majorité de 80 députés ». Soixante-cinq députés se sont prononcés en faveur de cette loi et trente-trois autres s’y sont opposés. Ce qui signifie que tout accord comprenant un arrangement territorial dans le quartier Est de Jérusalem ou sur le plateau du Golan devra désormais être soumis à l’approbation du public. Ont soutenu cette loi vingt-six députés du Likoud, sept du Ihoud Leoumi et de Habayit Hayehoudi, onze du parti Shass, quatorze d’Israël Beteinou, et trois parlementaires du parti Yaadout Hatora. Les ministres travaillistes, à l’exception de Matan Vilnaï et Shalom Simhon qui ont soutenu la loi, se sont absentés au moment du vote. Le Likoud a salué cet événement et le Premier ministre a publié un communiqué spécial pour dire avec assurance que « lorsque le moment décisif viendrait, le peuple saurait approuver un accord de paix préservant les intérêts nationaux et sécuritaires du pays ». Netanyahou a ajouté que « tout traité devrait bénéficier d’un large consensus national », précisant que dorénavant, « c’est ce qu’imposerait cette nouvelle loi en réduisant les dissensions et les tensions au sein de la population ». A Kadima, on dénonce bien entendu ce vote. La présidente du parti d’opposition, Tsippi Livni, en a profité pour critiquer une nouvelle fois le Premier ministre et dénoncer sa « faiblesse ». Les travaillistes, mis à part le ministre Shalom Simhon et le vice-ministre Matan Vilnaï, ont eux aussi refusé d’adopter ce projet de loi, bien qu’ils siègent dans la coalition. Le député Bensimon a expliqué à ce sujet que, l’affaire étant grave, le chef du parti était allé voir le Premier ministre pour lui expliquer ses prises de position afin d’éviter une crise au sein du gouvernement.

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