Réactions à la Loi du Référendum

La loi du Référendum, votée tout à fait démocratiquement par la Knesset lundi soir, suscite déjà des réactions en tous genres. Rappelons juste qu’elle stipule que « toute cession d’un territoire dépendant de la juridiction israélienne devra être entérinée par la population, si elle n’a pas été soutenue par une majorité de 80 députés ». Le ministre de la Défense Ehoud Barak, leader du parti travailliste, l’a dénoncée, estimant qu’elle « liait les mains du gouvernement » et qu’il n’était pas urgent de la faire adopter. De son point de vue, elle risquerait même « d’être utilisée par les adversaires d’Israël ». Barak a ensuite abordé de façon plus générale la question du « processus de paix » pour dire : « Nous n’avons pas le choix, nous devons nous séparer des Palestiniens, c’est le seul moyen d’assurer un avenir au sionisme ». Ce type de commentaire n’a rien de surprenant et explique, plus que tout autre, pourquoi Barak s’oppose tant à l’idée de consulter la population en cas de projet de concessions territoriales, que ce soit dans le quartier Est de Jérusalem ou sur le plateau du Golan. Le député travailliste Eitan Cabel a réagi lui aussi avec humeur à l’adoption de la loi. Interviewé sur une chaîne de radio locale, il a déclaré qu’elle « empêchait la Knesset de prendre des décisions ». Mais il y a eu des commentaires bien plus virulents, comme celui du député arabe Jamal Zahalka, du parti Balad, qu’a rapportés l’agence de presse palestinienne Maan. Ce dernier a présenté cette loi comme « une invention israélienne n’ayant aucun précédent dans l’histoire du monde ». Il a en outre prétendu que « la Knesset n’avait pas le droit de décider de l’avenir de Jérusalem ou du plateau du Golan ». Et d’affirmer encore avec aplomb « qu’il ne s’agissait pas d’une affaire interne concernant Israël ». Mais il ne s’est pas arrêté là. De plus en plus agressif, il a affirmé que le vote de la loi du référendum « prouvait clairement qu’Israël ne souhaitait pas parvenir à un règlement ou à la paix ». On peut citer encore les protestations du responsable palestinien des négociations, Saeb Arekat. Pour lui, avec ce vote, « le gouvernement israélien aurait, une fois de plus, fait fi des lois internationales ». Et d’ajouter : « La décision de mettre un terme à l’occupation de nos terres ne peut pas dépendre d’un référendum, quel qu’il soit ».

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