Le Liban recherche le soutien de l’Iran

Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, dont le gouvernement est menacé par la vindicte du mouvement terroriste du Hezbollah, qui menace de le renverser et à mettre un terme à sa souveraineté, s’est adressé au pouvoir iranien. Il s’est rendu samedi à Téhéran, afin de «trouver un terrain d’entente entre lui et le Hezbollah», selon une source émanant de son gouvernement. Son père, Rafiq Hariri, a en effet disparu dans des circonstances tragiques, en février 2005, quand une voiture bourrée d’explosifs avait explosé près d’un hôtel de l’ouest de la ville de Beyrouth, tuant neuf autres personnes et faisant des dizaines de blessés. Un groupe inconnu avait revendiqué l’attentat sous le nom de «L’union pour la victoire du jihad de la grande Syrie». Une cassette, dont le contenu avait été rendu public par la chaîne Al-Jazirah, laissait parler un individu se présentant sous le nom d’Ahmed Abou Adas, qui affirmait que cet assassinat avait été perpétré en raison de la collaboration entre le Liban et le pouvoir en Arabie Saoudite, qui «avait frappé et tué de nombreux combattants sur la terre sainte saoudienne». Bachar Assad, le président syrien, avait condamné l’attentat, en le qualifiant d’horrible crime. Le ministre syrien des Affaires étrangères, Farouq al – Sharaa , avait fait part du vœu que le peuple libanais fût fort et pût résister aux tentatives d’ingérences de l’extérieur. Le responsable du gouvernement libanais a expliqué à l’AFP le sens de la visite de ce samedi: «Les Iraniens tenterons de réconcilier Hariri et le Hezbollah. Le moment choisi pour cette visite est primordial, en raison de la crise que traverse le Liban dans l’attente des chefs d’accusation qui doivent être émis par le Tribunal international contre des membres du Hezbollah.» Le Premier ministre libanais a été reçu officiellement en début de soirée en grandes pompes à Téhéran par le vice président iranien, Mohammad Reza Rahimi. Son séjour doit durer trois jours, et comprendre des rencontres avec l’ayatollah Kaméni, avec Ahmadinejad, ainsi qu’avec d’autres personnalités du pouvoir. L’ambassadeur iranien au Liban, Ghazanfar Roknabadi, considère que cette visite est historique et de la plus haute importance. Le dirigeant libanais a personnellement déclaré: «La république islamique d’Iran assume un rôle naturel dans la région, surtout en ce qui concerne les solutions qu’elle peut apporter aux crises au Liban et la contribution à sa stabilité.» Hariri, qui était violemment opposé à la Syrie et au Hezbollah, les ayant même accusé du meurtre, a dû se résigner en raison de la montée en puissance du mouvement terroriste duquel il a dû se rapprocher, conséquemment aux élections du parlement syrien, l’an dernier. Bien entendu, il a invoqué le sempiternel coupable de tous les maux de la région, désigné par les dictatures du Moyen-Orient : «La coopération de l’Iran est incontournable. A la tête de la liste des dangers qui nous menacent se place Israël, qui s’entête à ne pas reconnaître le droit des « Palestiniens » de revenir dans leur pays pour y retrouver leur indépendance, et dont la capitale est Jérusalem, alors que les pays arabes investissent d’importants efforts pour faire avancer la paix et les pourparlers.» En principe, on s’attend à ce que le tribunal de l’Onu, avec la participation de l’officiel Liban, accuse des membres importants du Hezbollah de l’attentat perpétré contre l’ancien prédisent libanais, dont l’officier exécutant du mouvement, Imad Mournié. En Israël comme en Occident, on craint que le mouvement terroriste, dirigé par l’Iran, ne tente de renverser le pouvoir libanais pour s’en emparer.

Lire l’article complet sur israel7.com

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441 0 Nov 28, 2010

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