«WikiLeaks n’a rien à voir avec Israël»

Le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, a donné son avis quant à la publication attendue pour dimanche soir de trois millions de nouveaux documents compromettants pour les Etats-Unis. Selon les services de renseignements américains, d’autres pays pourraient être menacés par les prochaines révélations, car elles concernent des documents protégés envoyés à partir de différentes ambassades américaines de pays alliés, comme Israël, le Canada, et certains pays d’Europe. En dépit de la mise en garde américaine, Benyamin Netanyahou ne semble pas particulièrement inquiet. Selon le journal britannique Télégraph, la publication des documents devrait être échelonnée sur plusieurs jours. Les Américains sont extrêmement tendus depuis l’annoncé de cette publication, la semaine dernière. Ces révélations pourraient mettre dans l’embarras des diplomates américains mais également israéliens, selon les estimations outre Atlantique. Le Canada, le Danemark et d’autres alliés des Américains ont fait l’objet des mêmes avertissements. Le chef de l’armée américaine, Michael Mullen, en est fort perturbé. «L’attitude de Wikileaks est totalement irresponsable, et elle continue de représenter un véritable danger. J’espère que les responsables de ces publications réfléchiront sur les conséquences que leurs actes peuvent provoquer sur la vie des particuliers, et qu’ils arrêteront de divulguer des documents.» Les trois millions de documents feront suite à une première série de quatre cent mille, publiés le mois dernier, et qui donnaient des informations sur les activités des Etats-Unis en Irak. On suppose que les prochains documents ne représenteront pas un danger pour des particuliers, mais qu’ils pourront se révéler très gênants pour certains hommes politiques. Les Anglais ont pris cependant cette mise en garde très au sérieux, bien que les informations qui devraient suivre ne proviennent pas de document top secrets mais seulement gardés. Ils ont mis en garde leurs ressortissants qui se trouvent en ce moment dans des pays musulmans des répercussions que pourraient avoir ces prochaines publications. Wikileaks n’était pas connu, récemment encore, du grand public, bien que sa fondation date d’il y a trois ans. Ce site, créé par des journalistes, des mathématiciens et des programmeurs, a déjà fait part d’affaires qui ont suscité de véritables scandales. L’australien Julian Assange en est le chef. Pour lui, il s’agit d’un service offert au public. Pour que la liberté de la presse ne «s’use» pas, il garantit l’anonymat à tous ceux qui lui fournissent des sources. Il garantit en outre que l’authenticité des documents sera vérifiée, ce que semble confirmer également la Maison Blanche par la panique dont elle est prise. En avril, le site a montré des photos de l’attaque américaine d’un hélicoptère qui a tué par erreur des civils irakiens, ainsi que deux journalistes de l’agence Reuters. Le responsable de la fourniture de ces documents a pourtant été arrêté par les Américains. Les Etats-Unis ont été sommés par l’Onu de vérifier l’authenticité des accusations portées à l’encontre de son armée, et l’Australie a annoncé qu’elle enquêterait en ce qui concerne ses ressortissants qui ont pris partie aux combats en Irak. Bonne lecture.

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