Les dégâts: 270 millions de shekels

Pour le secrétaire du gouvernement, Zwi Hauser, le montant des ravages provoqués par l’incendie du Carmel s’élève à 270 millions de shekels. Les dégâts subis par les habitations coûteront cent cinquante millions de shekels, tandis que le préjudice subi par les infrastructures interurbaines et les forêts est de cent vingts millions. Samedi soir, le Premier ministre a déclaré que les investissements indispensables qui permettront aux pompiers de maîtriser efficacement des incendies de cette ampleur seront d’au moins cent millions de shekels. En dehors des victimes tuées par l’incendie, les ambulanciers ont transporté pendant les trois jours de lutte contre les flammes trente-trois blessés, qui sont encore hospitalisés. Trois d’entre eux sont dans un état grave, trois sont dans un état défini comme moyen et les autres sont des blessés légers. Malgré les déclarations des autorités, selon lesquelles un équipement plus adapté, surtout en avions préparés pour lutter contre les incendies, des chercheurs de l’université de Haïfa soutiennent que rien n’aurait pu empêcher les dégâts d’être aussi considérables. Pour eux, les causes du sinistre sont la convergence de plusieurs facteurs: la sècheresse prolongée, l’aspect inextricable d’une végétation développée, les vents violents et les aspérités du terrain. Toujours selon l’université de Haïfa, d’après les relevés dont elle dispose, plus de cinq cents incendies se sont déclarés depuis 1978 sur le mont Carmel, qui ont cumulé la dévastation de trente mille kilomètres carrés de forêts. Ce dernier incendie les a dépassés d’environ 70%. On estime que cinquante mille kilomètres carrés de forêts ont été détruits. Entretemps, les efforts se poursuivent pour venir à bout de l’incendie. Il a certes pu être maîtrisé, mais il ne s’est pas complètement éteint. De même, l’électricité n’a pas encore été rétablie dans la plupart des zones touchées. La Compagnie déploie d’importants efforts pour palier aux importants dégâts subis par le matériel leur appartenant. A Nir Etzion, cependant, le courant a été remis en place jusqu’à l’entrée de la localité. Les habitants de ce village, ainsi que de ‘Ein Hod et ‘Ein H’od ont été autorisés à rentrer chez eux. Ceux de Beth Oren doivent encore attendre. L’emploi des canadairs a dû être à nouveau interrompu à la tombée de la nuit. En ce qui concerne le bombardier d’eau Super Tanker , qui peut travailler de nuit, on n’a pas encore décidé s’il allait être de nouveau employé. La société Chimicalim Le-Israël a fourni cent dix tonnes de produit ininflammable, qui rend plus difficile la progression du feu. Deux cents tonnes de produits ont été déversées depuis le début de l’opération. En outre, le prix des maisons a chuté dans la région en raison de cette catastrophe qui a laissé derrière elle un paysage de fin du monde, alors que d’aucuns l’appelaient la «petite Suisse». Un expert évaluateur pense que leur valeur a perdu entre 20% et 40%. Ironie du sort, des bourrasques pourraient bien s’abattre sur la région dans la nuit de dimanche à lundi. Une baisse de la température devrait la ramener proche de la moyenne saisonnière, et l’hygrométrie de l’air remonter considérablement.

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