Droits de l’homme en Judée-Samarie

Orit Sitruk est la présidente de l’organisation pour les droits de l’homme en Judée-Samarie. Etant donné l’importance accordée au thème pour lequel elle est engagée, avec la récente journée mondiale pour les droits de l’homme, elle a fait le point sur des données inquiétantes concernant les atteintes portées à la dignité des habitants juifs de Judée-Samarie. «Il existe 130 organisme pour les droits de l’homme affiliés à la gauche, contre un seul organisme sionisme qui défend cette cause. Nous avons fondé notre association quand nous avons compris que l’Union pour les droits du citoyen et ses semblables sont orientées. Elles piétinent les droits des habitants juifs de Judée-Samarie. Tous ces prétendus organismes pour la défense des droits de l’homme sont en réalité le prolongement du bras long de toutes sortes de groupes et de pays étrangers qui instrumentalisent pour le mal le concept des droits de l’homme. Les ennemis d’Israël et les antisémites ont décidé, pour une raison ou une autre, de gaspiller leur argent pour financer 130 organisations en Israël.» Elle fait état du mur de difficultés qui limite le rayon d’action de son association: «Il est très difficile pour une seule association de faire face à 130 autres. Comparés à eux, nous avons un budget très limité et peu de membres actifs. Beaucoup de gens s’adressent à nous, dans de nombreuses affaires, mais je suis souvent obligée de leur répondre que l’association ne peut leur venir en aide en raison des faibles moyens et de la petitesse de l’équipe dont nous disposons.» Elle a pourtant remporté des succès remarquables notamment dans le problème de la violence policière contre les manifestations et surtout contre les avant-postes. La semaine dernière encore, une maison a été détruite près de la localité de Tekoa, laissant une jeune famille avec un bébé de quelques mois sans toit. L’information n’a été que peu relayée par les médias, ni par les nombreuses associations de défense du citoyen. «Pour ce qui est de la violence policière, rapporte-t-elle, nous nous sommes occupés au cours des douze derniers mois de près de cent dossiers. Nous luttons devant les tribunaux dans tout le pays et nous avons quelques affaires qui ont été couronnées de succès. Un verdict prononcé récemment a fait mettre en prison pour un an un policier qui a frappé un jeune homme orthodoxe. Il est bon de rappeler aussi la condamnation du « cavalier écraseur » d’Amona. Pour l’affaire d’Amona en général et celle d’Itzhar, les juristes ont tenu compte de nos positions.» Un autre problème consiste dans le traitement des personnes arrêtées dans les avant-postes ou lors de manifestations. «Nous avons considéré avec gravité le problème du mauvais traitement des personnes en garde à vue, et tout particulièrement dans l’affaire des fouilles et du déshabillage de jeunes filles par des policiers. La Knesset va accorder une quatrième session pour mettre un terme à ces abus. La principale difficulté a été de convaincre les jeunes filles de venir témoigner. Mais, à mon grand contentement, en raison de la considération et du respect auquel elles ont eu droit de la part des membres de la commission, elles ont accepté de venir témoigner. Une autre difficulté a consisté en l’attitude des policiers après les faits. Mais un officier important a reconnu que cette procédure a été effectivement employée. Il a justifié cette démarche du fait que, selon lui, les jeunes filles s’étaient montrées effrontées et énervantes: « C’est pourquoi, a-t-il expliqué, nous avons eu recours à tous les moyens possibles, y compris les fouilles corporelles et le déshabillage ». J’espère que cette commission mettra fin à ces abus.» «Nous nous occupons aussi de l’aide aux agriculteurs, des autorisations de port d’arme et de défense, des droits des prisonniers, et bien entendu du projet de loi qui doit accorder la grâce aux manifestants contre l’expulsion de Gaza.»

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