Abed Rabo :« Le processus de paix est en danger »

Cela fait des années qu’on parle du « processus de paix » entre Israël et les Palestiniens pour régler le conflit qui les oppose. Les Américains jouent, comme on le sait, un rôle prédominant dans ce domaine et le président Obama, comme ses prédécesseurs, s’investit au Proche-Orient en y envoyant régulièrement des émissaires chargés de convaincre les dirigeants israéliens et palestiniens de revenir à la table des négociations et de signer un traité. A présent, quelques jours à peine après la mission effectuée dans la région par George Mitchell, un haut responsable de l’AP, Yasser Abed Rabo, a estimé, dans une interview accordée à Galei Tsahal, la radio de l’armée, que les pourparlers, qui étaient en ce moment totalement « gelés », risquaient d’entraîner « la mort du processus » si on ne leur donnait pas rapidement un nouvel élan. Abed Rabo est, rappelons-le, le secrétaire du comité exécutif de l’Olp et c’est lui qui conduit également l’initiative de Genève, côté palestinien. Il a encore précisé : « Nous avons fait deux pas en arrière puisqu’il n’y a plus aucune discussion entre Israéliens et Palestiniens, directe ou indirecte ». Et d’ajouter : « Le médiateur Mitchell, venu des Etats-Unis, n’a rien apporté de nouveau, nous avons présenté aux Américains un dossier complet dans lequel nous avons exposé nos vues concernant les frontières et la sécurité et nous attendons que les Israéliens fassent de même ». Il a bien sûr prétendu que le moment était propice et qu’il ne fallait pas laisser passer une telle occasion qui risquait, selon lui, de ne plus se représenter. Abed Rabo a tenu ces propos au lendemain d’une rencontre, organisée par le « Forum de l’initiative de Genève » entre le chef de l’AP Mahmoud Abbas (Abou Mazen) et une délégation d’une soixantaine de militants d’extrême gauche israéliens qui ont fait le déplacement jusqu’à Ramallah. S’adressant à ses visiteurs, Abbas a révélé que les négociateurs israéliens et palestiniens n’avaient jamais été aussi proches de conclure un accord sous le gouvernement Olmert. Il a prétendu qu’Olmert et lui-même avaient trouvé des solutions aux questions de sécurité et qu’elles avaient été approuvées par l’administration Bush, alors en place à la Maison Blanche, par le gouvernement israélien et par le président égyptien Hosni Moubarak. Le document, a-t-il encore indiqué, serait resté en possession du Conseil de Sécurité de l’Onu. Dans l’entourage d’Olmert, on a confirmé l’existence de cet arrangement. Mais les collaborateurs de l’ancien Premier ministre ont semblés surpris d’entendre les Palestiniens affirmer maintenant qu’ils l’avaient accepté.

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