Netanyahou prêt à intervenir en faveur de Pollard

Netanyahou prêt à intervenir en faveur de Pollard

Le Lobby parlementaire en faveur de Jonathan Pollard a tenu une séance à la Knesset lundi après midi en présence notamment d’Esther Pollard et de Lawrence Korb, ancien adjoint du secrétaire d’Etat américain à la Défense Caspar Weinberger, très actif pour la libération de l’agent israélien. Au cours de cette réunion, Esther Pollard a lu devant l’assistance la lettre que son mari a adressée au Premier ministre pour que celui-ci intercède en sa faveur lors de ses conversations avec le Président des Etats-Unis. Dans ce message, Pollard prie instamment Netanyahou de présenter sans tarder une requête officielle à Obama et lui demande aussi d’annoncer publiquement qu’il a entrepris cette démarche tout en poursuivant parallèlement les actions devant permettre sa libération. Il termine en déclarant : « Je suis prêt à assumer tous les risques que peut entraîner cette intervention. Merci beaucoup pour toute l’attention que vous m’accordez et pour ce que vous faites pour ma libération ». Esther Pollard a ensuite remis au Premier ministre cette lettre que son époux lui avait dictée au téléphone, depuis sa prison de Caroline du Nord. Elle a alors raconté que « quand il avait appris la tenue de la réunion du Lobby, il avait éclaté en sanglots et avait raccroché après avoir déclaré qu’il n’avait plus la force d’entendre de telles nouvelles ». Un peu plus tard, Netanyahou, qui n’a pas pu assister à la séance de la Knesset, a reçu Esther Pollard et Lawrence Korb dans ses bureaux pour un entretien privé, en présence du juge à la retraite Zvi Tal et de la députée Ronit Tirosh. Au cours de cette rencontre, le Premier ministre, reconnaissant que Pollard avait travaillé pour le bien d’Israël, a affirmé avoir déployé de grands efforts pour obtenir sa libération. Il a ajouté qu’il se donnait encore 24 heures pour décider si une requête publique auprès d’Obama avait des chances d’aboutir. Quant à Lawrence Korb, il a conseillé à Netanyahou de présenter aux Américains des excuses publiques, au nom du gouvernement et de la population d’Israël, pour cet « acte d’espionnage » avant de demander au président Obama de réduire la peine de Pollard. Il a précisé une nouvelle fois que la punition infligée à Pollard avait été bien trop lourde si on la comparait à d’autres, prononcées contre des prévenus arrêtés pour le même type de délit.

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