Hôpital Bikour Holim: démission

L’un des principaux hôpitaux de Jérusalem menace de fermer prochainement ses portes. Bikour Holim, au centre de Jérusalem, est en proie à des difficultés financières. Déjà, le comité de direction a présenté sa démission. Un budget de 30 millions de shekels, qui aurait pu sauver cet institut, a été refusé. Le vice ministre de la Santé, Ya’acov Listman, a demandé au ministère des Finances d’intervenir, afin de mettre un terme à cette crise qui risque bien de signer la fin de cet important centre de santé. Il a expliqué: «Tous les programmes d’assainissement qui ont été appliqués à des hôpitaux du secteur public ont été subventionnés jusqu’à présent par le ministère des Finances et non pas par le ministère d la Santé.» Le comité de direction de l’association responsable de l’hôpital Bikour Holim a fait part à son président, le docteur Yoram Balshar, de sa décision de démissionner. La démission a été présentée en raison de l’indifférence à laquelle il a été confronté de la part du gouvernement et des ministères. De plus, le personnel de l’hôpital s’est rassemblé mercredi en une manifestation près de l’hôtel Hilton de Tel-Aviv, où s’est tenu un congrès auquel ont participé de nombreux fonctionnaires du ministère de la Santé. Le docteur Efi Halperin, président du comité des médecins, a fait part de sa déception: «Il est inadmissible qu’on n’opte pas pour une solution à même de préserver le caractère de Bikour Holim en tant qu’hôpital public et central pour Jérusalem. Nous sommes venus rappeler aux préposés des ministères des Finances et de la Santé que nous avons l’intention de lutter et de lancer une campagne de protestation et de manifestations. Samedi soir, nous allons tenir un grand rassemblement en face du bureau du Premier ministre.» Le docteur Bashar a rappelé les circonstances de l’attentat suicide raciste perpétré dans le centre de Jérusalem, en août 2001: «Lors du terrible attentat du restaurant Sbarro, l’équipe de l’hôpital s’est rendue sur les lieux en quelques minutes et a transporté les blessés. Beaucoup de vies ont pu être sauvées grâce à la position centrale de l’hôpital. Si l’hôpital ferme, il sera difficile de garantir une intervention rapide et efficace en cas de grands attentats au centre ville. Personne ne pourra proclamer son innocence si jamais l’hôpital finit par être fermé, au cas où des blessés paieraient de leur vie. L’indifférence des autorités concernées est étonnante. C’est une faillite publique, des centaines de milliers d’habitants seront abandonnés. Quelque 600 personnes gagnent leur vie dans cet hôpital. Le syndicat considère cette situation comme litigieuse depuis hier.»

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